Coup de coeur pour le restaurant A.G à Paris, voir notre avis

Il n’est pas toujours facile de conjuguer gastronomie et décor.  Généralement, les lieux sont pompeux, prétentieux, voire  kiscth. Hors, le restaurant A.G situé dans le sixième arrondissement de Paris allie très belle cuisine et un décor des plus séduisants que l’on doit à l’épouse du chef, le très convivial Alan Geaam

Avant de se lancer dans l’aventure du diner, on se repaie de ce très joli décor, moderne, contemporain et qui n’est pas sans évoquer certains décors exposés au salon mythique de la décoration ; Maison & Objets.  La fraîcheur du lieu est égale à la fraîcheur des produits cuisinés avec talent par le chef.  Ce qui n’est pas toujours le cas, il faut le souligner.  Pour faire patienter, la direction offre des sablés au parmesan qui laissent les papilles s’extasier par avance.  Le pain que l’on doit à Jean-Luc Poujauran est absolument exquis, salé juste ce qu’il faut avec une tendresse remarquable.  On a presque oublié ce qu’était la vraie saveur du pain et c’est fort dommage !

La mise en bouche  à base d’asperges  est légère, rassurante et titille la curiosité. Curiosité qui sera entièrement comblée avec les plats suivants dont  un foie gras, condiment pêches et Timut accompagné d’un Montbazillac 2009 du Château Vari des plus savoureux. Des langoustines juste saisies, gnocchis verts, ail noir et lait d’amende s’imposent c’est non seulement fort bien présenté mais fort bon.  Un lieu jaune avec artichaut poivrade, courgette et anchois  lui fera concurrence, puis un faux filet (cuit à la perfection) avec des pleurotes servi avec un mercurey 2013 du Domaine de la Framboisière s’impose.   Le tout cédera la place à un dessert à base de violettes absolument impeccable qui finira de convaincre sur les capacités du chef à retenir l’attention, surprendre et séduire avec sa cuisine inventive et  tout en finesse. 

La carte des vins elle, est complète dans les propositions : Vins de la Loire, d’Alsace, du Jura, du Languedoc, beaucoup de  vins de Bordeaux et des Faugères fort bien placés (33 et 36 € la bouteille).  Carte élaborée par le sommelier Laurent Radou.

Si le décor et la cuisine donnent très envie de revenir dans ce restaurant, c’est surtout la personnalité du chef qui retient l’attention.  l’homme est jovial, passionné.  Alan Geaam est américain d’origine libanaise, ceci explique peut-être pourquoi il est si accueillant ? L’homme vécut en Italie pays de l ‘Art de Vivre par excellence, puis à Prague sublime capitale Tchèque.  Il fit une école de cuisine en France et s’y installa. Il travailla entre autres, à l’Auberge Nicolas Flamel durant sept ans, travailla avec Ducasse où il apprit le savoir faire des desserts, d’où la délicieuse surprise de fin de repas. Mais il se défend de copier et trouve son inspiration dans la peinture ou dans la mode. Il lutte au quotidien pour offrir des prix raisonnable à sa clientèle (pas mal d’anglo-saxons, qui trouvent ici une belle cuisine française et pas hors de prix). Il va aussi goûter ce qui se fait chez les autres et ne se réfugie point dans sa tour d’ivoire.  Il aime a donner leur chance aux petit producteurs et tout cela, plus sa maîtrise de la cuisine, le rend terriblement attachant.

Raison de plus pour faire de cette excellente table, un lieu incontournable de Saint Germain des Près. .